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 La médecine expliquée

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antoineleroy
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MessageSujet: La médecine expliquée   8/5/2008, 18:35

La médecine et son histoire




Sommaire:

Chapitre I: La médecine à travers les siècles

Chapitre II: Les premiers hospitaux

Chapitre II: La peste noire

Chapitre IV: Les aliments et la médecine

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Dernière édition par antoineleroy le 8/5/2008, 18:38, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La médecine expliquée   8/5/2008, 18:37

La médecine à travers les siècles



Constantinople, la " nouvelle Rome " inaugurée en 330 va être le théâtre de nombreux progrès réalisés en médecine dans la première partie du Moyen-Age.
Oribase (325 - 403) élabore une monumentale encyclopédie médicale et plusieurs ouvrages sur la pharmacopée.
Alexandre de Tralles écrit Douze livres de médecine où il décrit toutes les maladies, les traumatismes de la tête et les fièvres (notamment l'amibiase).
Paul d'Egine (mort en 690) individualise dans son Abrégé de médecine les affections chirurgicales des parties molles et celles des os. Il décrit en outre les pratiques de la trachéotomie, du drainage de l'hydropisie du ventre ou de l'hydrocèle vaginale.

Des hôpitaux sont ouverts à Edesse en Syrie et à Césarée de Cappadoce au quatrième siècle, puis bientôt dans toutes les villes de l'empire Byzantin. Ces établissements, financés par la charité chrétienne, accueillent les lépreux et autres malades, mais aussi les nouveaux-nés.
Par la suite, les médecins les plus importants appartiendront à l'école de la " médecine arabe ". Ils commencent par traduire les livres des médecins Grecs ou Byzantins.

Puis, survient, à la fin du neuvième siècle, Abu Bakr Muhammand Ibn Zakaria ar Rasi, dit Rhazès. Ce dernier décrit de nombreuses pathologies comme la goutte, les calculs rénaux et vésicaux, la variole ou la rougeole. Ses élèves tireront de ses enseignements une encyclopédie médicale, le Continens.

Abou Ali Ibn Abdillah Ibn Sina, connu en Occident sous le nom d'Avicenne, naît en 980. Pluridisciplinaire, il léguera essentiellement à la médecine son Canon (Qanun fit' tibb'), qui est une revue de toutes les maladies humaines. On peut y trouver l'amour classé parmi les maladies cérébrales au même titre que l'amnésie ou la mélancolie...
Ce Canon restera pendant de nombreux siècles comme le fondement de la médecine pour les praticiens. Pourtant, ses écrits apparaissent beaucoup plus philosophiques que cliniques.

Le début du deuxième millénaire est marqué dans l'Orient arabe par l'établissement de l'enseignement de la médecine dans les hôpitaux. Les élèves examinent les malades puis les confient à des assistants plus expérimentés, avant que le maître ne confirme le diagnostic et ne prescrive la thérapeutique.
A la même période, d'autres médecins arabes se distinguent en Espagne : Le Cordouan
AbulCassis (936 - 1013, il s'impose comme le meilleur chirurgien de l'époque après avoir affirmé qu'il n'existe pas de frontière entre la médecine et la chirurgie)
Averroes (1126 - 1198, il écrit sur diverses pathologies et sur le rôle de la rétine).

En Europe, au onzième siècle, se crée l'école de Salerne où est enseignée la médecine par des médecins laïcs. Pendant plusieurs siècles, des élèves venus de toute l'Europe étudieront en latin, en grec, en italien et en arabe (Constantin l'Africain, Warbod Gariopontus, Jean Platearius, Roger de Parme). Une femme, Trotula, auteur d'un traité de gynécologie et d'obstétrique, aurait été la première à enseigner la médecine en cette école. Un ouvrage écrit à Salerne traversera les siècles : le Regimen Sanitatis (Régime de Santé), traité d'hygiène.

La suite du Moyen-Age est essentiellement marquée par la création des Universités, en Italie tout d'abord (Bologne en 1188, Naples en 1224, Padoue en 1228, Rome en 1245), puis en Espagne (Valence en 1209, Salamanque en 1230), en Angleterre (Oxford en 1214, Cambridge en 1229) et en France (Paris en 1215, Montpellier en 1220, Toulouse en 1229).
L'enseignement distillé par ces Universités est très dépendant de l'Eglise. L'étudiant en Médecine passe cinq à six ans sur les bancs de l'Université, devenant tour à tour bachelier, licencié puis enfin maître ou docteur. Suivre cet enseignement nécessite une certaine richesse, entre le prix à payer pour l'inscription et les divers cadeaux à offrir au personnel de l'école.

L'Eglise régit également les hôpitaux en cette fin du Moyen-Age. Ces hôpitaux accueillent surtout les malades et les infirmes. D'autres lieux (des maladreries ou léproseries) permettent de soigner les malades de la lèpre.

Peu de médecins se mettent en évidence en cette fin du Moyen-Age. Les progrès les plus importants sont réalisés par les chirurgiens-barbiers qui commencent à pratiquer quelques dissections de cadavres humains. Deux chirurgiens sont à distinguer particulièrement. Le premier, Henri de Mondeville (1260? - 1320?), chirurgien à la cour de Philippe IV puis de Louis X, écrit une Chirurgie très complète où il préconise notamment la suture immédiate des plaies.
Le second, Guy de Chauliac, exerce en Avignon auprès de différents papes et écrira la Chirurgia Magna, traité qui guidera les chirurgiens durant de nombreux siècles et où il conseille de laisser suppurer une plaie avant de la suturer.

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MessageSujet: Re: La médecine expliquée   8/5/2008, 18:38

Les premiers hospitaux



On peut dire que ce sont les moines cisterciens du Moyen Âge qui, en assèchant les marais, ont libéré l'Europe de la malaria et en même temps, fondé la médecine écologique.

«La guérison par les plantes est un aspect important de la médecine populaire. La connaissance des vertus des simples a toujours fait partie des cultures traditionnelles. Et les femmes étaient le plus souvent les détentrices des secrets des plantes.»

C'est au Moyen Âge qu'ont été fondés les premiers hôpitaux et les premières facultés de médecine. C'est au Moyen Âge également qu'on redécouvrit les grandes sources antiques, si importantes pour l'avenir. Ces sources furent retrouvées par l'intermédiaire des Arabes, plus particulièrement de deux philosophes qui étaient aussi versés en médecine, Avicenne et Averroès.

Mais c'est au Moyen Âge écologique que nous nous attarderons. Ce Moyen Âge écologique se confond avec celui des monastères. L'oeuvre colonisatrice et civilisatrice des moines, des cisterciens en particulier, est bien connue. Il suffit de quelques jours de voyage dans l'un ou l'autre des pays d'Europe pour sentir l'empreinte qu'y ont laissée les monastères. Beaucoup de gens ignorent cependant que cette oeuvre civilisatrice a été l'une des entreprises sanitaires les plus audacieuses et les plus réussies de l'histoire de l'Occident, non seulement parce qu'elle a apporté richesse et nourriture aux populations, mais encore parce qu'elle a éliminé bien des causes de maladies.

Les cistersiens, ces bénédictins réformés par Bernard de Clairvaux, se sont donné pour mission au XIIe siècle d'installer leurs monastères dans des vallées boisées et dans des régions marécageuses infestées de malaria. La renommée qu'ils acquirent en France dans la lutte contre cette maladie par la destruction des marécages fut telle qu'ils reçurent mission d'assécher la campagne romaine. On les invita ensuite à s'établir dans toutes les régions d'Europe.

La leçon qu'ils ont donnée à l'humanité va bien au-delà de ces succès mesurables, bien que ces derniers soient impressionnants, même selon les critères actuels. Ce sont les mobiles de ces moines qui doivent retenir notre attention. Quand ils contemplaient le site inclément destiné à accueillir un de leurs monastères, les Cisterciens avaient d'abord à l'esprit la beauté des lieux, une beauté qu'ils s'efforceraient ensuite d'adoucir par leurs travaux.

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MessageSujet: Re: La médecine expliquée   8/5/2008, 18:38

La peste noire



Le rat noir plus précisément, le mus rattus et la puce appelée xenopsylla cheophis, laquelle transmet aux humains le bacille de Yersin, cause de la peste.

Son origine se perd dans la nuit des temps... et des contreforts de l'Himalaya d'où elle semble avoir originé. La maladie s'est ensuite répandue au rythme des moyens de transport. Le cheval lui aurait fait faire un premier bond vers l'Afghanistan et la navigation vers le reste du monde. Elle sévissait dans le bassin méditerranéen entre les Vle et Vlle siècle. Elle semble avoir disparu au IXe siècle.

Elle se manifeste ensuite de façon continue de 1346 à 1720 à Constantinople, à Gênes, et dans toute l'Europe, du Portugal et de l'Irlande à Moscou. En Angleterre, de 1348 à 1377 la mortalité atteint 40% des habitants.

Elle est caractérisée par des poussées virulentes; on a identifié en France entre 1347 et 1536, 24 poussées principales, soit à peu près une tous les huit ans. En dehors de ces paroxysmes, la peste persistait à l'état semi-endémique, apparaissant capricieusement dans une rue, ou un quartier.

De 1536 à 1670, par contre, les poussées tombent à 12, à environ tous les onze ans. La maladie semble ensuite disparaître puis refait surface violemment en Provence en 1720. Quelques lieux et quelques dates: Londres 1603, 1625, 1665; Milan et Venise: 1576, 1630; Espagne: 1596, 1648-1677. Ce sont quelques points de repère. En fait, les épidémies s'étendirent à une grande partie de l'Europe. La peste ne disparut complètement qu'en 1721.

C'est l'année 1347 qui doit retenir ici notre attention. Un soir d'octobre, douze galères en provenance du port de Kaffa, en Crimée, se présentèrent dans le port de Messine, en Sicile. Ces galères étaient remplies de pestiférés. On les refoula, mais il était trop tard. D'autres équipages atteints du même mal avaient déjà laissé les traces de leur passage dans divers ports d'Italie. L'efficacité du bacille était fulgurante. À Messine, les premières victimes moururent quelques heures à peine après le passage des galères.

Si l'Europe avait été épargnée pendant des siècles, c'est parce que le mus rattus n'y existait pas. Ce rat étant revenu vers la fin du XlIe siècle, en tant que passager d'un autre bateau, le bacille de Yergin allait, à partir de 1347, disposer du vecteur dont il avait besoin pour conquérir toute l'Europe. En 1356, la peste s'éteignit à Kaffa, ayant accompli un cycle qui, selon Froissart, décima la tierce partie du monde.

Le Moyen Âge avait connu bien d'autres fléaux, la lèpre entre autres. Le grand élan vital qui caractérise cette époque fut cependant tel que les artisans construisirent les cathédrales et que les théologiens eurent le loisir de poursuivre la réflexion sur la santé et la maladie dont les Grecs avaient jeté les bases. Il serait fascinant d'étudier les rapports à travers l'histoire entre les grandes épidémies et le rebondissement créateur qu'elles semblent avoir provoqué.

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MessageSujet: Re: La médecine expliquée   8/5/2008, 18:38

Les aliments et la médecine



Tout aliment est aussi médicament

Les médecins du Moyen Âge portent une grande attention à la nourriture, qu'ils considèrent comme un moyen non seulement de conserver la santé mais aussi de guérir les maladies.
Selon une théorie héritée de la médecine grecque de l'Antiquité (Hippocrate, Galien) et transformée par les médecins arabes, les aliments sont en effet des composés de qualités premières : ils sont chauds ou froids et secs ou humides. Or, le corps humain est traversé de fluides ou "humeurs" qui combinent ces mêmes qualités premières : le sang est ainsi réputé chaud et humide, la colère (ou bile jaune) est chaude et sèche, tandis que les humeurs froides sont la mélancolie (ou bile noire), froide et sèche, et le flegme, froid et humide.
Les maladies internes étant dues, pour les médecins, à l'excès d'une humeur dans le corps, il suffit, pour obtenir la guérison, de l'évacuer ou de le faire disparaître par un régime approprié. Par exemple, on administrera aux malades souffrant d'une fièvre sévère des aliments particulièrement froids, telles les cucurbitacées ou les salades – qui ne sont guère conseillées en temps ordinaire.


Manger pour conserver la santé

La nourriture quotidienne que l'on recommande aux gens sains a pour objectif de maintenir intact leur tempérament (ou "complexion"), c'est-à-dire le composé d'humeurs qui les caractérise. Un individu où le sang prédomine se verra qualifié de sanguin, et ainsi de suite pour les colériques, les mélancoliques et les flegmatiques.
À un tempérament sanguin conviennent bien évidemment des aliments chauds et humides, tels le pain de froment, la volaille et le vin pur, tandis que la diète des mélancoliques devrait être constituée de fèves et de viande de porc.
Dans ce système de correspondances raffinées, il faut aussi tenir compte de la saison (les épices très vivement échauffantes sont à proscrire en été), de l'âge du patient (la chaleur vitale décline durant la vieillesse) et enfin des apprêts que l'on donne aux aliments : le gibier d'eau, naturellement humide et froid comme l'eau où il vit, sera asséché si l'on prend la peine de le faire rôtir à la broche et de l'accompagner d'épices chaudes et sèches.


Des manuels d'hygiène alimentaire

Tout le monde ne disposant pas d'un médecin à demeure pour indiquer ce qu'il faut ou non manger, des manuels ont été écrits afin de guider les choix alimentaires du public. Parmi ces "Régimes de santé", il en est qui s'appliquent à une situation particulière : grossesse, vieillesse ou encore une maladie plus ou moins grave. D'autres ont une visée plus générale. L'un des plus répandus est le Tacuinum Sanitatis, ou "Tableau de la santé", traduit au milieu du XIIIe siècle à partir d'un texte du médecin de Bagdad Ibn Butlân. Son format pratique en tableaux récapitulatifs et les somptueuses illustrations que ses manuscrits contiennent à partir des années 1370 lui assurent un grand succès. Mais c'est la littérature diététique dans son ensemble qui se développe à la fin du Moyen Âge, reflétant ainsi le très vif intérêt que porte cette époque à tout ce qui concerne la nourriture.
La crainte que représente la peste y est aussi pour beaucoup : cette "grande faucheuse" réapparaît en 1348 et revient frapper régulièrement une population affaiblie par la crise économique et les guerres. Les médecins n'ont guère à lui opposer qu'un régime interdisant les épices – dont le caractère échauffant est supposé favoriser la corruption des humeurs – et recommandant le vinaigre qu'on utilise "à toutes les sauces" : en bain de bouche, en instillation nasale, sur une éponge placée devant les narines, et bien sûr dans l'assaisonnement des plats.


La grande cuisine des malades

Dès le XIIe siècle, un médecin de la célèbre école de Salerne, Petrus Musandinus, consacre un traité à l'alimentation des malades atteints de fièvres aiguës. Il y expose de véritables recettes culinaires, dans lesquelles le souci du détail le dispute à celui de satisfaire le goût. Un plat d'amandes sucrées est ainsi comparé aux mets que les maîtres-queux confectionnent alors dans les cuisines de l'aristocratie. Sachant qu'il faut composer avec le goût des patients, Musandinus propose une variante du lait d'amandes de couleur parfaitement blanche, car "cela plaît davantage aux malades", écrit-il. Toute une section de son Opuscule sur l'alimentation des malades est même dévolue à des plats de viande, pourtant formellement interdits aux fiévreux. Enfin il admet que le patient puisse vouloir goûter la pâte d'une tourte dont seul l'intérieur est utile dans le traitement !


Manger selon son état

Les malades côtoient les indigents dans des hôpitaux qui ne sont toujours pas médicalisés. Faute de pouvoir leur assurer le régime qui correspondrait exactement à leur état, les autorités hospitalières achètent assez régulièrement des poules, du sucre, des œufs et du pain, aliments proches de la nature de l'homme et dont la douceur et la modération sont censées convenir parfaitement à des convalescents.
Le bouillon de poule est déjà l'un des classiques de cette alimentation des malades, à laquelle les livres de cuisine consacrent souvent un chapitre. Décidément, la cuisine est sœur de la médecine, même si la diététique sert bien souvent de justification aux distinctions sociales : comme par hasard, les vaches réformées dont les paysans se nourrissent faute de mieux sont conçues comme des mets grossiers naturellement destinés aux estomacs rustiques.

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